LA SUISSE
AUX RENCONTRES
DE LA PHOTOGRAPHIE,
ARLES 2018

Quatre ans déjà ! Quatre éditions que la Suisse est partenaire du rendez-vous annuel de la photographie. Une occasion unique d’échanger et de montrer ce que nous sommes en images, de projeter notre pays qui est aussi divers que les cultures qui le composent. Avec fierté et envie, la Suisse s’exprime à Arles avec ses artistes, ses institutions, ses écoles, ses festivals, ses éditeurs… et son nonante-neuf !

Oui, le nonante-neuf ! Cet espace d’accueil et de rencontres incontournable, le lieu où on parle Suisse et photographie. Pour cette nouvelle édition, le rendez-vous arlésien de la photographie suisse prend ses quartiers à Croisière, avec la complicité de la ville et du canton de Genève. Au nonante-neuf Talks, lieu de convivialité, d’échange et de partage au coeur de Cosmos-Arles Books, c’est la fondation suisse pour la culture Pro Helvetia qui propose un cycle de conférences et de débats.

La programmation des Rencontres offre cette année encore un regard fort sur la photographie suisse et ceux qui la font, les travaux du genevois Lucas Olivet sur la Pologne et les terres d’exil de sa diaspora, de Matthieu Gafsou explorant la mouvance transhumaniste, de Christophe Draeger recréant Auroville et, pour, pour le Nouveau Prix Découverte, d’Anne Golaz, répondant à ceux de leurs aînés -René Burri, Robert Frank et Jean-Luc Godard.

La Suisse aime les Rencontres.
Rencontrez-la !

© atelier populaire Schweiz

© atelier populaire Schweiz

Sous les pavés, la Suisse.

50 ans plus tard, le bilan de mai 68 est toujours disputé, entre impact en profondeur sur la société et mouvement éphémère, entre effets positifs et négatifs, entre réflexion urbaine et phénomène plus large.Quelles que soient les réponses, ou les faits, la date s’est inscrite comme un symbole, un moment de questionnement. Les Rencontres d’Arles ne pouvaient pas échapper à cet anniversaire, mais il fallait trouver une perspective propre. L’exposition proposée a trouvé sa place à Croisière, au cœur de la ville.

Et la Suisse s’y installe aussi, pour la première fois. Elle squatte avec son élégance naturelle l’entrée de l’Exposition 1968, quelle histoire !.

Proximité rêvée ! Si elle peut sembler éloignée de son centre de gravité, la Suisse aussi a connu son, ou plutôt ses mai 68. La Suisse rebelle ? A sa manière. Influencée par ses voisins, mais fière de son indépendance.

Mai 68 en Suisse, ce fut également la création de nombreux courants artistiques, dont les pères et les enfants sont bien là, en 2018. Mai 68 anime toujours la scène suisse de la photographie comme en temoigne l’exposition [Signes] de la contestation présentée par la Haute école d’art et de design de Genève, HEAD–Genève. Elle partage cet esprit, celui de ne pas suivre le chemin tracé. Ses photographes, curateurs ou institutions poussent souvent à faire un pas de côté pour s’interroger.

Cette alliance naturelle entre les Rencontres d’Arles et la Suisse a donc une nouvelle maison. Le nonante-neuf n’a pas changé de nom mais déménage pour mieux se rapprocher du centre. La Suisse s’y infiltre sur plusieurs étages, pour mieux surprendre. Et inviter à la réflexion, en mode 1968 ou 2018.

Allongé sur sa pelouse, plongé dans sa bibliothèque ou abrité sur sa terrasse, le visiteur devra s’y interdire d’interdire. Seul ou à plusieurs. Et se laisser porter par la torpeur arlésienne pour s’interroger. Ou faire la sieste.

Accompagné par la Ville et le Canton de Genève, terreau photographique confirmé, et par la fondation suisse pour la culture Pro Helvetia, soutien essentiel à la création et à la diffusion, le nonante-neuf vous attend.

Croisière, 2 juillet - 23 septembre

www.nonante-neuf.ch

https://prohelvetia.ch/fr/2018/06/rencontres-darles-2018/

LES NONANTE-NEUF TALKS

Panels de discussion menés par Danaé Panchaud et organisés par la fondation suisse pour la culture Pro Helvetia

Panel #1 / Expositions, livres, formats digitaux: des espaces étendus pour la photographie contemporaine (anglais)Participants : Delphine Bedel, Cristinade Middel, Anne Golaz, Salvatore Vitalenonante-neuf talks, Mistral, 3 juillet, 16h - 17h30

Le tirage et l’exposition ne sont pas les seuls formats privilégiés de la photographie. Nombre de photographes conçoivent aujourd’hui le livre comme la forme première et propre d’un projet dont l’exposition constitue parfois une alternative ou une extension. En parallèle, alors que les performances technologiques des écrans et des plateformes digitales augmentent rapidement, artistes et éditeurs commencent à véritablement investir les espaces digitaux.

Quatre photographes sont réunis pour ce panel qui traitera de leurs projets récents,déployés tant dans les formats de l’exposition, du livre ou du digital, et des enjeuxde ces formats sur leur pratique et la diffusion de leurs travaux.

Panel #2 / Récits decommunautés, entre histoire, documentaire critique et utopie (français)Participants: Martin Gasser, Laura Henno, Lucas Olivet, Maude Oswaldnonante-neuf talks, Mistral, 4 juillet, 16h - 17h30

Dès les prémisses de son histoire, la photographie a été mobilisée pour documenter des communautés, qu’elles soient proches ou lointaines, dans des perspectives aussi diverses que la critique sociale, l’observation anthropologique, ou la fascination de l’autre. Certaines de ces représentations ont profondément marqué et façonné l’imaginaire collectif les entourant.

Deux photographes et deux historiens de la photographie débattent de la photographie de communautés aux 20 e et 21 e siècles et de ses enjeux: l’actualité de la critique sociale et son impact ; le rapport à l’enchantement comme au désenchantement ; les multiples formes de la photographie de communauté et la part du personnel, voire de la fiction, dans le documentaire; l’influence des travaux majeurs du 20 e siècle.

Panel #3 / Parler d’images : formes enrichies du discours sur la photographie (anglais)Participants: Federica Chiocchetti, Tim Clark, Matthieu Gafsou, Nadine Wietlisbachnonante-neuf talks, Mistral, 5 juillet, 16h - 17h30

La critique d’art, et avec elle celle de la photographie, connaît à la fois un moment de foisonnement grâce aux nombreuses plateformes qui permettent des publications de natures très diversifiées, et un moment de relative difficulté lié à la crise plus générale des médias traditionnels.

Un photographe, des critiques d’art et fondateurs de plateformes d’écriture, débattent des enjeux actuels de la critique : connaît-elle un certain d’âge d’or avec la multiplication des plateformes de diffusion ? Devient-elle une niche, réservée à un public de plus en plus spécialisé ? De nouvelles formes d’écriture, mais aussi d’échanges avec les photographes et leur public, émergent-elles avec elles ? Quels sont leurs modèles économiques ? Quels sont leurs impacts sur le travailet la diffusion des photographes?

Panel #4 / Affaires d’archives: interpréter, écrire et sesaisir de l’histoire (anglais)Participants: Christoph Draeger, Tatiana Pavliucenco, Miklós Klaus Rózsa, Furkan Temir, Michel Wlassikoffnonante-neuf talks, Mistral, 6 juillet, 16h - 17h30

La photographie recèle une vaste part institutionnelle et officielle, volontiers invisible, parfois secrète. Des portraits d’identité à la photographie légale, des archives de la police à celles des départements d’urbanisme, d’importants corpus d’images façonnent une certaine image et histoire d’une société.

Trois photographes, une spécialiste du droit et des archives, et un historien du graphisme, dont les travaux couvrent des moments historiques sur un demi-siècle, de la France de 1968 au régime turc contemporain en passant par les soulèvements suisses des années 70 et 80, abordent la circulation des images, des signes et des symboles, et l’interprétation de l’histoire que permettent leurs appropriations et recadrages contemporains.

RENÉ BURRI

Les pyramides imaginaires

René Burri découvre à l’occasion de son premier voyage en Égypte en 1958 la pyramide de Saqqarah. Lui qui a passé son enfance en Suisse au milieu des montagnes se trouve instinctivement fasciné par ces constructions prodigieuses, issues de la main de l’homme. Des montagnes dans le désert, mais sans la neige. Il se rendra plusieurs fois au Mexique, au Guatemala et en Égypte pour rassasier son oeil. Il les photographie en noir et blanc et en couleurs. Dans un même élan il en adopte la forme triangulaire. Ses photographies sont pleines de clins d’oeil inconscients aux pyramides : toits de maisons, tipi d’Indiens, architecture moderne, jardins zen… Féru de géométrie, René en voyait partout. Il en couvrait ses carnets de dessins et collectionnait même des objets en forme de pyramide. Son goût pour cette figure était sa manière de découvrir ce que les montagnes lui avaient caché pendant si longtemps : l’horizon, le point de vue.
Clotilde Blanc-Burri

Salle Henri-Comte, 2 juillet - 26 août

  • Commissaires de l’exposition : Clotilde Blanc-Burri et Sam Stourdzé.
    Publication : Les Pyramides de René Burri, Éditions Textuel, 2018.
    Tirages réalisés par Processus, Paris.Encadrements réalisés par Circad, Paris.

Avec le soutien de la Confédération suisse et de la fondation suisse pour la culture Pro Helvetia.

Du Dedans et du Dehors [Le projet Auroville], vue de l’installation au Kunstpavillon, Innsbruck, 2017 Avec l’aimable autorisation des artistes

Du Dedans et du Dehors [Le projet Auroville], vue de l’installation au Kunstpavillon, Innsbruck, 2017 Avec l’aimable autorisation des artistes

CHRISTOPH DRAEGER &
HEIDRUN HOLZFEIND

[LE PROJET AUROVILLE]

« Auroville veut être un pont entre le passé et l’avenir » voici ce qu’écrivait sa fondatrice Mirra Alfassa en 1968, alors que l’ambitieuse communauté voyait le jour dans le sud de l’Inde.

Christoph Draeger et Heidrun Holzfeind se sont rendus là-bas pour vérifier si ce pont vers l’avenir avait pris corps ou non, tandis que 2 500 personnes vivent encore à Auroville. Ces idéaux de propriété commune et de vie guidée par la recherche et l’apprentissage ont-ils survécu ? Les habitants d’Auroville sont-ils aussi enthousiastes aujourd’hui qu’ils l’étaient dans les années 1960 ?

Cette exposition tente de créer une installation immersive rassemblant des vidéos, des photographies, des sculptures, des objets, des plantes (ayant poussé à partir de graines ramenées d’Auroville), que les artistes ont découverts au cours de leurs recherches dans les archives, de leurs observations sur le terrain, et de leurs entretiens avec les actuels habitants d’Auroville.

Ground Control, 2 juillet - 23 septembre

  • Publication : Comme-ci Comme-ça [The Auroville Project], Kodoji Press, 2017.

Avec le soutien de la Confédération suisse et de la fondation suisse pour la culture Pro Helvetia.

www.christophdraeger.com

New York City, early 1950s, Robert Frank. Avec l’aimable autorisation de l’artiste

New York City, early 1950s, Robert Frank. Avec l’aimable autorisation de l’artiste

Robert Frank

Sidelines

Robert Frank, l’un des photographes les plus importants et influents au monde, n’a cessé de questionner et de réinventer l’image photographique et d’explorer le potentiel narratif des séquences photographiques.

Il y a soixante ans, en 1958, Robert Delpire publiait à Paris la première édition de son livre fondateur Les Américains. Ce qui constitue sans doute l’ouvrage le plus influent de l’histoire de la photographie ne fut cependant pas un coup de génie spontané.

L’exposition Sidelines retrace d’une part l’évolution du style expressif de l’artiste et sa recherche sans concession d’une vérité subjective avant 1958, avec des séries de photographies réalisées dans son pays natal, en Europe et en Amérique du Sud. De l’autre, elle met l’accent sur des photographies quasi inconnues jusqu’à présent, réalisées dans les années 1950 alors que Robert Frank voyageait à travers les États-Unis pour son projet Les Américains. Ces images, qui restèrent non publiées pour des raisons éditoriales, sont aujourd’hui replacées dans leur contexte et présentées avec un petit groupe des célèbres clichés du livre qui choqua le monde à sa parution.

Espace van Gogh, 2 juillet - 23 septembre

  • Commissaire de l’exposition : Martin Gasser.
    Publication : Les Américains (nouvelle édition), Delpire, 2018.
    Exposition produite par la Fotostiftung Schweiz en partenariat avec Les Rencontres d'Arles.
    Parallèlement à l’exposition, le documentaire Robert Frank, l’Amérique dans le viseur, Don’t Blink réalisé par Laura Israel, produit par Assemblage Films en association avec ARTE France, est projeté à l’espace Van Gogh.

Avec le soutien de la Confédération suisse, d’Olympus et d’ARTE.

Sans titre, Matthieu Gafsou. Avec l’aimable autorisation de l’artiste

Sans titre, Matthieu Gafsou. Avec l’aimable autorisation de l’artiste

Matthieu Gafsou

H+

H+ traite du transhumanisme, mouvement qui prône l’usage des sciences et des techniques afin d’améliorer les caractéristiques physiques et mentales des êtres humains.

Les photographies de H+ sont peu contextualisées et elliptiques. Prises isolément, elles déroutent plus qu’elles n’explicitent. C’est une fois mises en réseau qu’elles tissent la toile d’un discours. Artificielles, les photos ressemblent à leur sujet : on ne sait plus si c’est le vivant qui s’éteint en devenant machine ou si l’inanimé prend vie.

H+ parle de notre corps, de notre quotidien et de notre rapport à la technique autant qu’elle ouvre sur des perspectives d’avenir. Aucune réponse n’est donnée, mais l’exposition peut fonctionner à la fois comme un outil pour penser une question essentielle de notre présent et comme un espace poétique qui nous confronte à l’absurde de notre finitude.

Maison des peintres, 2 juillet - 23 septembre

  • Exposition produite en partenariat avec le Musée d’art de Pully.
    Publication: H+, coédition Kehrer Verlag and Actes Sud, 2018.
    Tirages et encadrements réalisés par Après Midi Lab, Paris.Wallpapers réalisés par Picto, Paris.

Avec le soutien de la Confédération suisse, de la fondation suisse pour la culture Pro Helvetia, de la Ville de Lausanne et de la Galerie Éric Mouchet (Paris).

www.gafsou.ch

Lucas Olivet, Pointless Forest, 2013. Avec l'aimable autorisation de l'artiste

Lucas Olivet, Pointless Forest, 2013. Avec l'aimable autorisation de l'artiste

Lucas Olivet

Kopiec Bonawentura

Le projet Kopiec Bonawentura puise son origine dans une citation d’Alfred Jarry tirée d’Ubu Roi (1896) : « Quant à l’action, elle se passe en Pologne, c’est-à-dire nulle part ». Et si la Pologne existait en plusieurs lieux à la fois ?

Lucas Olivet propose une réponse imaginaire et transnationale qu’il situe en Pologne et dans les terres d’exil de sa diaspora, communément appelées Polonia. Cette diversité de lieux dessine une cartographie mentale où les détails vivants et intimes du quotidien peuvent croiser la route du surnaturel. Pour cela, Lucas Olivet s’est laissé guider par une légende polonaise, celle d’Andrzej Tadeusz Bonawentura Kosciuszko.

Les historiens l’appellent « le dernier chevalier » ou « le premier citoyen du monde ». Son destin héroïque illustre la cause commune des nations sujettes aux déplacements de leurs frontières. Le titre de l’exposition, Kopiec Bonawentura, est emprunté au nom du tertre construit en sa mémoire sur les hauteurs de Cracovie.

Croisière, 2 juillet - 23 septembre

  • Publication : Kopiec Bonawentura, Kerber Verlag, 2018.
    Tirages et encadrements réalisés par Atelier SHL, Arles.

Avec le soutien de la Confédération suisse, de la Ville et du Canton de Genève et de la fondation suisse pour la culture Pro Helvetia.

www.lucasolivet.ch

Gregor Sailer, Carson City VI / Vårgårda, Suède, 2016. Avec l’aimable autorisation de l’artiste

Gregor Sailer, Carson City VI / Vårgårda, Suède, 2016. Avec l’aimable autorisation de l’artiste

Gregor Sailer

Le village Potemkine

L’expression « village Potemkine » remonte au Prince Grigory Aleksandrovich Potemkine, ministre russe qui, pour masquer la pauvreté des villages lors de la visite de l'impératrice Catherine II la Grande en Crimée en 1787, aurait prétendument fait ériger des villages entiers faits de façades en carton-pâte.

Gregor Sailer documente ici ce phénomène architectural en photographiant entre 2015 et 2017 les villages Potemkine modernes : des centres d’exercice militaire aux États-Unis et en Europe aux répliques de villes européennes en Chine, en passant par des pistes d’essais de véhicules en Suède ou encore des rues entières mises en scène pour la visite de personnalités politiques.

Les images de Gregor Sailer capturent ce qui se cache derrière ces façades. En révélant leur caractère artificiel, il souligne l’absurdité de notre époque.

Cloître Saint-Trophime, 2 juillet - 23 septembre

  • Commissaire de l’exposition : Joerg Bader.
    Exposition coproduite les Rencontres d'Arles et le Centre Photographie Genève, avec le soutien du Forum culturel autrichien, Paris.
    Publication : The Potemkin Village, Kehrer Verlag, 2017.
    Tirages réalisés par Foto Leutner, Vienne.
    Encadrements réalisés par Circad, Paris.Wallpapers par Atelier SHL, Arles.

gregorsailer.com

Benedikt Bock, Alexander Hall, 2017 Avec l’aimable autorisation de Fotomuseum Winterthur Collection

Benedikt Bock, Alexander Hall, 2017 Avec l’aimable autorisation de Fotomuseum Winterthur Collection

The Hobbyist

En quête de passion

Que se passe-t-il lorsque les photographes et les artistes intègrent le passe-temps, le hobby, dans leurs travaux, comme un défi aux principes et aux hiérarchies artistiques? Comment les amateurs décrivent-ils photographiquement leur passion, en particulier à notre époque de communication numérique et de blogs?

The Hobbyist, en quête de passion est la première grande exposition à explorer la relation entre la photographie et la culture du passe-temps : la photographie des hobbies comme la photographie en tant que hobby. Conçue en cinq chapitres, l’exposition se propose d’examiner ce que peut être un hobby alors que les notions de sphères privée et publique ont évolué avec internet. Des avant-gardes à la culture hippie des années 1960, de la folie du DIY des années 1980 à l’émergence du mouvement Makers, l’exposition observe les différentes implications de la pratique d’un hobby et de l’amateur.

Église des Trinitaires 2 juillet - 26 août

  • Commissaires de l’exposition : Anna Planas, Pierre Hourquet, Thomas Seelig.
    Exposition produite par le Fotomuseum Winterthur, en partenariat avec Verein Fotomuseum Winterthur et les Rencontres d’Arles.
    Publication : The Hobbyist, Spector Books, 2017.
    Wallpapers réalisés par Picto, Paris.

Anne Golaz, Le frère, portrait 1 - de la série Corbeau. Courtesy Anne Golaz / Galerie C

Anne Golaz, Le frère, portrait 1 - de la série Corbeau. Courtesy Anne Golaz / Galerie C

NOUVEAU PRIX DÉCOUVERTE

Anne Golaz Galerie C, Neuchâtel

Corbeau

Avec la série Corbeau, Anne Golaz invite le spectateur dans la maison de son enfance, une ferme qu'elle photographie et raconte depuis plus de 13 ans. Corbeau, qui trouve son titre dans le poème homonyme d'Edgar Allan Poe, est habité par les thèmes existentiels de la disparition, du souvenir de la fratrie et de l'héritage familial. Un personnage principal, jeune homme tôt mis au travail, traverse cette histoire, racontée par de multiples couches narratives qui s'entrecroisent et se répondent. Les photographies sont accompagnées d'images vidéo, de textes et de dessins. Ces médias s'entrelacent pour tisser une toile narrative dans laquelle le spectateur est entraîné, tantôt à travers un récit réaliste et documentaire, tantôt à travers une expérience fictive et onirique. Pour créer cette profondeur et cette complexité narrative, Anne Golaz s'est associée à l'auteur dramatique Antoine Jaccoud, avec lequel elle a collaboré pendant deux ans à l'écriture des textes qui jalonnent ce travail. L'artiste crée ainsi des passerelles entre différents médias qui demeurent pourtant solidaires d’une sorte de huis-clos narratif.

  • Publication : Corbeau, Mack, 2017.

Avec le soutien de la Confédération suisse.

www.annegolaz.ch
www.galeriec.ch

Ville et canton de Genève

Les Rencontres de la photographie d'Arles et la Confédération Suisse, représentée par Présence Suisse, poursuivent cette année leur partenariat et y associent la Ville et le canton de Genève. L'occasion de valoriser la photographie genevoise et de mettre en avant les nombreuses et riches collections des institutions et le talent des photographes genevois.

Au-delà de l'espace de rencontre qu'est le nonante-neuf, l'espace suisse au cœur du festival, l'engagement de la Confédération garantit une visibilité renforcée de tous les acteurs de la photographie suisse. Celui-ci sera particulièrement marqué lors de la première semaine professionnelle et de la journée suisse le mercredi 4 juillet. Le partenariat de deux ans avec la Ville et le canton de Genève permet l'enrichissement du nonante-neuf tout en favorisant une visibilité accrue des institutions et photographes genevois dans le cadre d'une manifestation de référence fréquentée par plus de 125'000 visiteurs.

Genève est fort de collections insoupçonnées au sein d'institutions comme le Centre de la photographie (CPG), le Centre d'iconographie (CIG) ou encore le Comité international de la Croix Rouge (CICR). En 2018, la présence genevoise sera marquée par: l'exposition Kopiec Bonawentura du photographe genevois Lucas Olivet ; l'exposition sur Gregor Sailer curatée par Joerg Bader, directeur du Centre de la Photographie de Genève; les interventions de Lucas Olivet et Michel Wlassikoff, enseignant à la HEAD aux Talks de Pro Helvetia, et enfin l'exposition Signes de la contestation réalisée et adaptée par des élèves en communication visuel de la HEAD – Genève.

Pro Helvetia

Au cours de la semaine d’ouverture, la Fondation suisse pour la culture Pro Helvetia organise une série de panels de discussion, les «nonante-neuf Talks». Du mardi 3 au vendredi 6 juillet 2018, photographes, éditeurs et experts participent aux débats menés par Danaé Panchaud, curatrice et directrice de Photoforum de Bienne. Les panels de discussion se déroulent dans le cadre de la foire du livre «Cosmos Arles Books» au Mistral. Les panels de discussion les «nonante-neuf Talks» ont lieu en anglais ou en français et sont traduits simultanément dans l’autre langue.

Expositions

Cette année, le programme du festival présente 36 expositions de photographes internationaux. Parmi ceux-ci, les expositions des photographes suisses René Burri, Christophe Draeger, Robert Frank, Mathieu Gafsou, Anne Golaz et Lucas Olivet, ainsi que du réalisateur Jean-Luc Godard. À quelques kilomètres d’Arles, la Collection Lambert consacre en outre une grande exposition monographique au photographe Christian Lutz dans le cadre du «Grand Arles Express». L’exposition «Anatomies du pouvoir» est à voir du 4 juillet au 4 novembre. Cindy Van Acker dialoguera avec les œuvres exposées dans sa performance «Knusa/Insert Coins» du 10 au 19 juillet à l’occasion du programme de la Sélection suisse en Avignon.

LES RENCONTRES DE LA PHOTOGRAPHIE, ARLES 2018

Les Rencontres d'Arles est un festival estival annuel de photographie fondé, en 1970, par le photographe arlésien Lucien Clergue, l'écrivain Michel Tournier et l'historien Jean-Maurice Rouquette.Avec une programmation composée essentiellement de productions inédites, les Rencontres d’Arles ont acquis une envergure internationale. Lors de l'édition de 2017, le festival a accueilli 125 000 spectateurs.Souvent produites en collaboration avec des musées et des institutions françaises et étrangères, les expositions présentées dans différents lieux patrimoniaux de la ville font l’objet d’une scénographie et certains sites historiques - tels que des chapelles du XIIe ou des bâtiments industriels du XIXe- ne sont ouverts au public que pendant la durée du festival.De nombreux photographes ont été révélés grâce aux Rencontres d’Arles, ce qui confirme l’importance du festival dans son rôle de tremplin pour la photographie et la création contemporaine.Le programme tire sa richesse de la multiplicité des points de vue d'experts d'horizons différents (une vingtaine chaque année), et parfois un artiste se voit confier une partie de la programmation comme Martin Parr en 2004 , Raymond Depardon en 2006, le couturier originaire d'Arles Christian Lacroix en 2008, ou bien Nan Goldin en 2009.

Expositions

À travers plus de quarante expositions installées dans divers lieux patrimoniaux exceptionnels de la ville, les Rencontres d’Arles contribuent chaque été depuis 1970 à transmettre le patrimoine photographique mondial et se veulent le creuset de la création contemporaine.

La liste des photographes qui y ont été « découverts » est impressionnante. Son rôle de tremplin est renforcé par la présence de nombreux professionnels étrangers durant la semaine d’ouverture.

Être à l’affût des basculements de l’image photographiée, du renouvellement des démarches, de l’approche au sujet photographié et des formes plastiques; Être au fait de l’usage des nouvelles techniques, proposer à tous les publics une autre conception de l’exposition photographique et un vrai rapport à l’image; telles sont les missions des Rencontres d’Arles.

Événements

La semaine d’ouverture des Rencontres d’Arles propose des événements axés sur la photographie (projections nocturnes, visites d’expositions, débats, colloques, soirées, lectures, performances, signatures de livres, etc.) au sein des lieux historiques de la ville dont certains sont spécialement ouverts pour l’occasion.

Parmi les moments les plus marquants des dernières Rencontres, on peut citer : la Nuit de l’Europe (2008), qui a présenté un large panorama des identités photographiques européennes ; le concert de Patti Smith à l’occasion de l’anniversaire des 20 ans de l’agence Vu (2006), la rétrospective consacrée à Stephen Shore et sa venue en 2015, ou encore l'exposition musicale MMM, fruit de la rencontre entre Martin Parr et Mathieu Chedid. L'édition de 2016 a également consacré une grande exposition-rétrospective à Don McCullin, venu présenter son travail au Théâtre Antique lors d'une Nuit lui étant dédiée.